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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 06:04

Vous en êtes peut-être un, vous en connaissez sûrement dans votre entourage…

 
 

Ce qui est sûr, c’est que le "bobo de gôche" est devenu en quelques années un élément incontournable de notre société.

 

A quoi le reconnaît-on ?

 

C’est très simple :

 

il est plutôt cultivé, dispose d’un revenu correct, vit dans les beaux quartiers, mange assez 

souvent bio, lit Axel Kahn, MarianneLibé…, regarde Canal Plus, rit aux éclats des "vannes" de Stéphane Guillon, est encarté au PS ou (petite variante) au PRG, et, bien sûr, déteste (le mot est faible) Nicolas Sarkozy.

 

Pas à une contradiction près, il collectionne les ambiguïtés :

 

- Habillé de façon "cool", il achète ses fringues dans des magasins hors de prix !

 Quelquefois  Il parcourt le bitume de sa ville en vélo… mais transporte sa famille en 4x4 ou en grosse berline !
 

- Il dit que les étrangers sont des gens formidables… mais n’en fréquente pas !

 

- Il pense que les logements sociaux sont indispensables… mais n’en veut pas dans son quartier !

 

- Fervent partisan de l’école publique… il inscrit fréquemment ses enfants dans le privé !

 

- Ecolo dans l’âme… il ne peut vivre sans clim', et habite un environnement hyper high-tech !

 

- Défenseur de la laïcité, anti-catho de base… il défend avec acharnement l’Islam au nom de la liberté d’expression !

 

-Toujours prêt à dénoncer une délocalisation… il achète souvent des produits fabriqués à l’étranger !

 
 

Son problème est en fait très banal : il est de gauche en théorie, mais reste très conservateur en pratique.

 
 

Il a progressivement remplacé l’électorat ouvrier et populaire du PS, et s’affirme aujourd’hui comme le principal soutien aux idées (un peu confuses) défendues par les socialistes.

 
 

Pas vraiment méchant, le bobo est toujours prêt à manifester (calmement)

, s’exprimer (avec de jolis verbes), signer des pétitions (c’est son truc)…

Sans lui, pas de grèves des profs, pas de manifs pour soutenir les sans-papiers ou ceux qui ne disposent pas de logement (qui sont bien souvent les mêmes)...

 

Très présents dans les médias (c’est un nid), dans l’Education nationale, rue de Solférino, dans les communautés gays ou lesbiennes...

 

ils ne sont pas très nombreux, mais ont "la main longue".

 

Alors, si vous en rencontrez un, quelques conseils de base :

 

- ne parlez pas de colonialisme,

 

- ne dites pas de mal des "éléphants",

 

- restez évasif sur l’immigration,

 

- ne vous exprimez pas sur l’insécurité,

 

- vantez les mérites des profs,

 

- lâchez deux ou trois trucs anti-Sarko

- demandez-lui l’adresse d’une boutique bio…

 

Un bobo ne mord pas, certes, mais il parle beaucoup.

 

Alors, en suivant les conseils énumérés ci-dessus, vous éviterez les grandes tirades soporifiques, confuses, démagos, et complètement contre-productives.

Auteur:Salvatore Perlutti

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Published by georgoharisso57
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commentaires

paniss 30/04/2014 08:48

il y a une majorité de bobos de gauche, certes, mais il y en a pas mal de droite... et j'en connais quelques uns. Sauf qu'ils n'assument pas vraiment leur statut. Comme d'ailleurs ceux de gauche...

La paille et la poutre 03/03/2014 11:53


Qu'est ce qu'il ne faut pas lire ... Pas étonnant qu'un tel ramassis de banalités ait été écarté de médias "mainstream"; ouhlala
le mot bobo, pardon de médias "grand public", lus par de nombreux internautes. 


Toutefois, il m'inspire l'envie de proposer à l'auteur de changer de prisme pour regarder à nouveau "cet élément incontournable
de la société"...


Je précise en préambule que je me retrouve dans nombre de ces caractéristiques et que je dois donc être un de ces éléments
incontournables (merci à l'auteur de flatter mon égo)...


 


il est
plutôt cultivé, dispose d’un revenu correct, vit dans les beaux quartiers, mange assez  souvent bio, lit Axel Kahn, Marianne, Libé…, regarde Canal Plus, rit aux éclats des "vannes" de Stéphane Guillon, est encarté au PS ou (petite
variante) au PRG, et, bien sûr, déteste (le mot est faible) Nicolas Sarkozy.


Déjà l'on apprend qu'être cultivé, avoir un revenu correct, vivre dans les beaux quartiers et manger bio vous place dans cette
catégorie.


Mais laissez-moi comprendre, pourquoi quand on est cultivé et que l'on a un bon revenu (ou que l’on a juste le revenu…) irait-on
vivre dans des quartiers défavorisés ? Pourquoi s'inquiéter _légitimement_ au vu des nombreux scandales alimentaires et donc manger bio quand on en a les moyens paraît être loufoque ?


Ah … le bobo encarté aux idées politiques formatées que l’auteur connaît évidemment dans les moindres détails…
Ouf, je ne suis pas encarté J


Pas à une
contradiction près, il collectionne les ambiguïtés :


 


- Habillé de
façon "cool", il achète ses fringues dans des magasins hors de prix !


 Quelquefois
 Il parcourt le bitume de sa ville en vélo… mais transporte sa famille en 4x4 ou en grosse berline !


 


- Il dit que
les étrangers sont des gens formidables… mais n’en fréquente pas !


 


- Il pense
que les logements sociaux sont indispensables… mais n’en veut pas dans son quartier !


 


- Fervent
partisan de l’école publique… il inscrit fréquemment ses enfants dans le privé !


 


- Ecolo dans
l’âme… il ne peut vivre sans clim', et habite un environnement hyper high-tech !


 


- Défenseur
de la laïcité, anti-catho de base… il défend avec acharnement l’Islam au nom de la liberté d’expression !


 


-Toujours
prêt à dénoncer une délocalisation… il achète souvent des produits fabriqués à l’étranger !

Sam 08/06/2012 23:48


Salut,

Je passe quelques fois sur ce blog, via les liens disposés ça et là sur des journaux du web. A chaque fois, je suis dépité. Bon, je crois ne pas connaitre de "bobos de gôche" vu que, dans mes
amis, personne ne remplit les critères. Mais je sais pas pourquoi, cette définition, je la collerais tout autant sur les "nantis de droite". D'ailleurs, on parle de bobos à la TV, moi, au delà de
ça, j'y vois une classe de nantis qui vivent dans leur bulle. Et ça, ça n'a aucune couleur politique, un jour c'est pro-Sarkozyste, le lendemain Pro-Hollande. Rappelons-nous 2007 où les médias
couhaient avec Sarkozy (au figuré) ! Trop facile de catégoriser aujourd'hui. Pis bon, ce qui m'a choqué dans ce petit post, c'est la phrase qui dit que les bobos sont très présents dans
l'éducation nationale et les comités gays et lesbiens. ALors, déjà, j'ai quelques amis dans l'EN et franchement, ils sont loins d'être des bobos, pis bon, je crois que la tiirade sur les gays et
lesbiens correspond plus à une sorte d'aversion pour les gays et lesbiennes, non ? En bon démago de droite, chantre de loa famille maritale religieuse, il est de bon ton de dire que
l'homosexualité est une maladie.... navrant d'amertume tout ça.

Dharpage 02/05/2012 17:43


Génial ce portrait, pas le moins du monde stéréotypé! Et pas méprisant pour un sou.


Je reconnais 100% des "bobos de gôche" de mon entourage, à la caractéristique près, c'est inouï!


Mais comment faites-vous?


Vous devez avoir beaucoup écouté les leçons de rhétorique et de sociologie de nos grands tribuns modernes que sont Marine Le Pen, NKM, Copé et Lefèvre, c'est ça?


Poursuivez ainsi, vous enrichissez un débat noble, qui refuse la caricature.

dureux 02/05/2012 17:14


et les bobos de droite ? Ils sont comment ? Cher Monsieur, la vie n'est pas aussi simple !  les étiquettes nous collent à la peau  et nous rassurent ! De quoi avez-vous peur ?

Citations

 

 

Le courage consiste à dominer sa peur, et non pas à ne plus avoir peur

 

La liberté, c'est la faculté de choisir ses contraintes

 

Réussir en pain, mieux qu'en farine

 

Sdf: marginal désabusé qu'exhibe la société pour décourager ceux qui tentent l'insoumission au diktat social

 

Le gouvernement a un bras long et un bras court:le long sert à prendre et arrive partout, le court sert à donner mais n'atteint que les plus proches

 

 

 

On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre

 

Nous devons lutter contre toutes les peurs, mais n'avoir peur de rien pour nous-mêmes

 

Vulnerant omnes, ultima necat : toutes blessent, la dernière tue

Se trouvait au-dessous des horloges de la Rome Antique(à propos des heures)

 

Vini, vidi, vici (Jules Cesar): je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu, qui désigne une victoire foudroyante